![]() ![]() |
|||||||||||
| Qui sommes-nous? |
|||||||||||
|
|||||||||||
|
Etude de phase 1 La Fondation du Centre Pluridisciplinaire d’Oncologie (CePO) porte un intérêt particulier au développement clinique de nouvelles thérapies afin de pouvoir donner accès à ses patients à des traitements innovateurs et correspondant aux possibilités thérapeutiques de pointe, non disponibles sur le marché, et susceptibles de devenir les traitements futurs en cancérologie. L’évaluation de nouvelles molécules ou de nouvelles associations thérapeutiques est effectuée dans l’espoir de parvenir à augmenter l’efficacité d’un traitement et/ou le bien-être de patients atteints de cancers. Dans cette optique, le CePO a mis sur pied une plate-forme d’études dite de phase I regroupant les études en phase précoce de développement clinique. Ceci permet d’évaluer des approches innovatrices et d’administrer des traitements comportant de nouvelles molécules à des patients pour lesquels les options ou alternatives thérapeutiques habituelles sont épuisées ou peu efficaces (voir rubrique Centre de recherche > Etudes cliniques > Etude de phase I). Un essai clinique est défini par l’Ordonnance sur les essais cliniques de produits thérapeutiques (Oclin, 17 octobre 2001) concernant la recherche clinique comme «toute étude réalisée sur l’être humain et visant à vérifier de manière systématique la sécurité, l’efficacité et d’autres propriétés d’un produit thérapeutique ou la biodisponibilité (aptitude d'un médicament à libérer son principe actif à partir de la forme pharmaceutique absorbée)».
Les études de phase I correspondent à la première étape du développement en clinique d’un nouveau produit ou d’une nouvelle combinaison thérapeutique (voir rubrique Centre de recherche > Recherches cliniques pour une explication des différentes phases de développement clinique). Avant de pouvoir être administré à l’homme, tout nouvel agent ou toute nouvelle combinaison de traitements doit avoir démontré son innocuité au cours de tests de toxicologie et de pharmacologie rigoureusement effectués sur des lignées cellulaires en laboratoire ainsi que sur des animaux. Suite à la réalisation de ces tests, et afin d’obtenir l’autorisation d’effectuer une étude précisément définie chez l’homme, le promoteur d’une étude de phase I doit soumettre un dossier complet aux autorités de santé, afin que ces dernières puissent évaluer les résultats obtenus dans la phase dite «pré-clinique». Les premières administrations chez l’homme d’un nouvel agent dans le cadre d’études cliniques de phase I s’adressent généralement à des patients atteints de divers types de tumeurs. Le but de telles études est principalement de tester l’innocuité et la tolérance à la nouvelle molécule chez l’homme. Ces études se font dans la plupart des cas par l’administration de doses croissantes de l’agent en question, par paliers ou par escalade de doses. Ceci signifie qu’une dose faible du produit sera administrée à un premier groupe de patients de l’étude (généralement 3 à 6 patients). Le dosage de l’agent administré au groupe suivant ne sera augmenté qu’à condition que les patients du premier palier de dose n’aient pas révélé d’effet indésirable inacceptable. En conséquence, afin de permettre l’évaluation de l’innocuité du traitement, une période sans inclusion de nouveaux patients est généralement prévue entre les différents paliers de dose, ainsi que parfois entre les premiers patients d’un nouveau dosage. Un deuxième groupe de patients reçoit alors l’agent administré selon le second niveau de dose et la même procédure se répète ensuite jusqu’à l’apparition d’effets secondaires inacceptables. Cette procédure est nécessaire afin de définir chez l’homme le profil de sécurité et de toxicité d’un nouvel agent thérapeutique ou d’une nouvelle combinaison de traitements et d’établir la dose et le mode d’administration optimale.
L’objectif d’une étude de phase I est donc principalement de déterminer le profil de toxicité d’un nouvel agent chez l’homme ainsi que la dose d’administration optimale. Etant donné qu’il s’agit du développement précoce d’un nouveau traitement, son efficacité antitumorale n’est pas encore connue ou est difficile à estimer. Pour cette raison, le nouvel agent testé sera repris, à la dose optimale déterminée au cours de l’étude de phase I, dans une ou plusieurs études de phases II correspondant au stade de développement ultérieur, au cours de laquelles/desquelles l’efficacité du traitement est évaluée. L’évaluation de l’efficacité du produit sera alors effectuée pour chaque étude chez des patients atteints d’une ou deux pathologies cancéreuses prédéfinies uniquement.
Les critères de sélection des patients pour les études de phase I, basés principalement sur des critères cliniques et biologiques propres à chaque étude, sont très stricts et doivent être impérativement respectés pour des raisons de sécurité. Ainsi, après avoir reçu l’accord écrit du patient, le médecin devra procéder à une série d’examens afin de déterminer si le patient est éligible pour l’étude en question ou non. Cependant, le fait que le patient remplisse les critères d’inclusion ne suffit pas toujours à lui garantir un traitement dans le cadre de l’étude. En effet, ces études sont généralement effectuées simultanément et en collaboration dans plusieurs centres en Suisse et à l’étranger. Dans ce contexte, et étant donné le schéma d’inclusions par paliers de doses, il arrive parfois qu’il n’y ait pas de place disponible pour traiter un patient dans le cadre de l’étude et que le médecin soit amené à devoir proposer une alternative au traitement initialement envisagé, éventuellement dans une autre étude. De manière générale, la participation à une étude clinique implique des contrôles rapprochés indispensables durant la durée de la participation à l’étude ainsi que généralement un suivi tous les trois mois par la suite. Par ailleurs, l’évolution de la maladie est régulièrement évaluée par un examen de radiologie. Le traitement à l’étude est interrompu en cas de progression de la maladie durant l’étude ou d’apparition d’effets secondaires inacceptables. Par ailleurs, le médecin en charge peut à tout moment décider d’arrêter le traitement dans l’intérêt du patient. La participation à une étude clinique de phase I, comme pour toute étude clinique, est entièrement volontaire et le patient dispose d’un délai suffisant pour prendre sa décision de participer ou non. Le patient est libre de participer ou non, comme de se retirer à n’importe quel moment sans avoir à se justifier. Cette décision n’aura aucune influence sur ses soins médicaux ultérieurs, ni sur sa relation avec son médecin. Toutefois, si le patient sort prématurément de l'étude, il doit passer, pour des raisons de sécurité, une visite médicale approfondie auprès du médecin investigateur. Quelles sont les études de phase I? |
||||||||||